Tōkyō – Slow-mo Sumo Sue mou

À 200 mètres de la résidence du Tokyo Wonder Site, il y a une écurie de Sumo. Tous les matins, ils s’entraînent en vue du tournoi qui a commencé aujourd’hui. Nous nous sommes introduits dans leur espace d’entraînement jeudi dernier…

Vidéo : Helena Westerlind

Musique : Charles Quevillon

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Tokyo – Semaine 1 – L’alchimie du Bambou

https://soundcloud.com/charles-quevillon/lalchimie-du-bambou

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S’acclimater.

Il le faut bien.

Je suis débutant.

Je suis un touriste.

Je plonge dans la culture japonaise.

Submergé. Submergé de préjugés.

Submergé de mes incompétences.

Impossibilité de communiqué.

-Do you speak English?

-….. (« un p’tit peu » en langage des signes…)

Alors je prends, j’achète. Je magasine à travers les rayons infinis. Mautadit. Bondance!

J’achète les clichés.

Mardi matin. 40 min. de vélo pour me rendre au fameux marché de poisson de Tsujiki pour voir l’encan de thon. J’était là à 4 am. C’était trop tard. C’était complet! Bah…

Une ville impénétrable pour les non-initiés.

Ils n’ont pas besoin de nous.

La lune de miel est terminée.

Dehors c’est bruyant partout.

Des chars partout.

C’est lourdement chaud tout le temps.

Le shakuachi impossible.

Faire du bon riz crissement tof.

Mon thé s’en vient pas pire.

Calligraphie parle moé-ZEN pas.

J’ai l’impression de violer le Japon tellement que je fais toute tout croche

Mais je vois l’infini travail qu’on peut faire sur un bout de bambou.

Faire un joyau à partir d’un caillou.

L’alchimie du bambou.

À Tōkyō! Jour 1 et 2

Ça y est, j’y suis. Après 24h de voyage, je suis enfin arrivé dans ma chambre au Tokyo Wonder Site. Un immeuble qui accueille les artistes résidants au TWS, mais aussi des locaux! Les gens sont fidèles à leurs réputations : très polis et très gentils. La ville est elle aussi fidèle, vibrante, chaude, une fourmilière très ordonnée malgré le nombre impressionnant de citadins.

Mon immersion dans la culture a commencé très tôt dès mon arrivée à l’aéroport. Un homme m’aborde et me demande si je veux me faire interviewer pour une émission de télé « Why did you come to Japan« 

Un interview d’une heure en japonais avec une traductrice heureusement ! C’était bon de me rappeler la raison pour laquelle je venais ici et de voir leur réaction par rapport au projet. La plupart sont très intéressés jusqu’à tant que je leur montre ma musique et ensuite ils sont un peu confus!

Arrivé à la résidence, je suis agréablement surpris! L’appartement est grand, mais c’est de la chance puisqu’ils m’ont assigné une chambre double où je peux installer mon bureau pour travailler! Un bon accueil ici ne passe pas sans un mot sur les tremblements de terre et les précautions à prendre! Je n’ai pas encore vécu mon premier tremblement de terre, mais apparemment c’est sur que ça viendra. J’ai même de la nourriture d’urgence dans ma chambre!

Une journée des plus chargées hier. J’ai dû faire plus de 30 km de vélo afin d’aller visiter des magasins d’instruments de musique traditionnelle. J’ai rencontré Kinji Katoh, un luthier de shamisen rock’n roll !  Il m’a montré la technique de base et j’ai pu essayer quelques Shamisens. Le Shamisen est instrument qui était surtout joué par les geishas. C’est un peu comme un espèce de banjo fretless! J’ai été surpris d’apprendre qu’ils sont faits avec de la peau de chien ou de chat! Finalement, j’ai décidé de ne pas en acheter puisque j’ai déjà assez d’instruments à cordes. Cependant, je compte bien me procurer un de ses immenses plectres qu’ils utilisent pour en jouer.IMG_1243

Ensuite, je suis parti vers Mejiro pour magasiner un Shakuachi. Le Shakuachi est un instrument qui était joué entre autres par les moines zen. Il en jouait avec un panier sur la tête pour mendier. L’image de ce moine pourrait vous rappeler, pour certain, l’image de Tedd Robinson dans Room with Sticks !  Je suis donc sorti de là heureux propriétaire d’un Shakuachi. Il me reste à pratiquer! C’est un instrument vraiment difficile à jouer. Juste de sortir un son, c’est déjà un défi!!

Ah! et puis il y a déjà tellement d’autres choses à raconter! La nourriture, faire l’épicerie (c’est mélangeant), Shinjuku (attention les épileptiques!), massage de pieds, l’homme qui chante, le temple bouddhiste de Sensōji, pleins d’autres temples. C’est hallucinant! buzzant, c’est peut-être le décalage horaire…

Vers Tōkyō!

À partir de septembre, je serai à Tokyo dans le cadre d’une résidence de trois mois au Tokyo Wonder Site. J’y entamerai l’écriture d’un opéra de chambre inspiré par le célèbre opéra de Puccini « Madame Butterfly ». Il s’agit d’un grand projet qui se déploiera sur deux ans en collaboration avec le chorégraphe Tedd Robinson. L’oeuvre se veut inspirée de la vie dans un temple zen. La recherche est déjà entamée grâce à une session d’été au Temple Zen de la Gendronnière en France où j’ai eu l’occasion de passé 10 jours. La vie du temple est rythmée par les sons, dont celui du Bonshō!

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